Planogramme : organiser un rayon pour mieux vendre et mieux servir le client

Planogramme : organiser un rayon pour mieux vendre et mieux servir le client
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Un planogramme est un plan d’implantation qui indique où placer chaque produit sur un linéaire, avec un niveau de détail variable selon les enseignes. Pour vous en servir, vous devez surtout viser un document applicable en magasin : cohérent avec l’assortiment, compatible avec le mobilier réel et compréhensible par les équipes. Dans cet article, vous allez clarifier ce que contient un planogramme, réunir les données minimales et suivre une méthode courte pour passer du plan à l’implantation, puis comprendre comment le diffuser et le faire vivre.

Ce qu'il faut retenir :

🛍️ Clarté d'implantation Vous créez un plan d'implantation cohérent avec l'assortiment et le mobilier pour faciliter la lisibilité et l'efficacité en rayon.
🗺️ Données essentielles Vous vous appuyez sur les dimensions produits et du mobilier, et vérifiez sur site pour garantir la faisabilité du planogramme.
📝 Méthode courte Vous définissez objectifs, stabilisez l'assortiment, mesurez le mobilier, organisez la logique, ajustez les facings, puis validez et déployez.
🚀 Déploiement simple Vous rendez le planogramme accessible, compréhensible par les équipes et utilisable sur mobile ou via un logiciel pour gérer les versions et la visualisation.
✔️ Contrôle et ajustements Vous comparez la mise en rayon à votre plan, avec photos ou contrôles visuels, et ajustez pour optimiser l'exécution et la rotation.
🔍 Facilité de lecture Vous vérifiez la correspondance entre le planogramme et le mobilier réel, en repérant le sens de lecture, les niveaux, et les références clés.
🎥 Avantages de la 3D Vous utilisez la 3D pour mieux visualiser, former et valider l'implantation, surtout en cas de configurations complexes ou multiples interlocuteurs.
👥 Utilisateurs Vous utilisez le planogramme au siège (category management, merchandising) et en magasin (chefs de rayon, équipes), selon l'organisation et les rôles.
📤 Diffusion efficace Vous partagez le planogramme via un fichier simple ou un logiciel, en veillant à une version claire et accessible, et en assurant un suivi terrain pour application et ajustements.

🛍️ Le planogramme, un plan d’implantation qui aligne linéaire, assortiment et expérience d’achat

Le planogramme est un plan d’implantation qui vise à harmoniser l’usage du linéaire, l’assortiment et la lisibilité du rayon, sous réserve des contraintes réelles du magasin. Concrètement, il représente un rayon vu de face, parfois aussi en 3D, et précise l’emplacement des références sur chaque niveau du mobilier.

Un planogramme contient souvent des indications sur la position des produits, le nombre de facings attendus, la répartition par sous-catégorie et l’usage des niveaux d’étagères. Il peut aussi intégrer des repères utiles en magasin, comme un sens de lecture du rayon, des contraintes de place ou des éléments à ne pas dépasser si votre mobilier a des limites de hauteur et/ou de profondeur.

💡 Le planogramme n'est pas seulement un plan d'implantation, mais un outil stratégique permettant d'harmoniser linéaire, assortiment et expérience d'achat pour optimiser la lisibilité et la disponibilité en rayon.

Selon les organisations, “planogramme”, “plan de détail” ou “plan d’implantation” peuvent se recouper, tandis que le merchandising désigne la démarche globale dont ces documents sont un outil. Lorsqu’il est basé sur des données fiables et correctement exécuté, un planogramme peut contribuer à la disponibilité et à la rotation, sans garantir un gain de ventes à lui seul.

🗺️ Construire un planogramme exploitable en magasin avec les bonnes données et les bons repères

Un planogramme est d’autant plus exploitable que les objectifs, l’assortiment et les contraintes du mobilier sont explicités dès le départ. Sans ces repères, vous risquez d’obtenir un plan “théorique” qui ne passe pas l’épreuve du rayon réel, par exemple parce que le nombre d’étagères diffère ou parce que la profondeur utile est plus faible que prévu.

Pour rester opérationnel, visez un document que l’on peut mettre en rayon en un temps raisonnable. Si votre point de vente est petit ou si la catégorie est stable, une version plus simple peut suffire. À l’inverse, un réseau multi-magasins demande souvent plus de standardisation et une gestion plus stricte des versions.

Les données minimales pour passer du rayon théorique au rayon réel

Les données réellement bloquantes varient, mais les dimensions produits et la configuration exacte du mobilier sont généralement indispensables pour éviter un plan inapplicable. Dans la pratique, vous avez besoin au minimum des dimensions des articles, de l’assortiment à implanter et des contraintes du linéaire disponible, y compris le nombre de niveaux et la profondeur des tablettes.

💡 Vérifier la conformité du mobilier réel avec les dimensions prévues dans le planogramme est essentiel pour éviter des incohérences qui rendent l'exécution impossible ou inefficace.

Des écarts peuvent apparaître entre le mobilier “type” et le mobilier réel, d’où l’intérêt d’une vérification sur site ou sur plan coté si vous en avez. Contrôlez aussi les contraintes qui conditionnent l’exécution, par exemple une règle interne de balisage prix, un emplacement réservé à une promotion ou une limite de stock en réserve qui oblige à ajuster les facings.

Une méthode courte pour concevoir, valider et mettre en rayon

  1. Définissez l’objectif : Formalisez un objectif prioritaire, par exemple lisibilité, disponibilité, mise en avant d’une sous-catégorie. Si l’objectif n’est pas écrit dans un brief rayon ou une consigne d’enseigne, l’implantation risque de devenir arbitraire.
  2. Figez l’assortiment : Listez les références à implanter et identifiez celles qui sont obligatoires et celles qui sont optionnelles. Si l’assortiment n’est pas stabilisé via une liste articles validée, le planogramme sera vite obsolète.
  3. Mesurez le mobilier : Relevez les dimensions utiles et la configuration, notamment hauteur, largeur, profondeur, nombre d’étagères et contraintes d’accessibilité. Si le mobilier réel n’est pas conforme à votre base, vous devrez adapter localement ou demander une correction de la version.
  4. Construisez la logique rayon : Regroupez par catégorie et sous-catégorie, puis organisez l’ordre de lecture selon la logique d’achat attendue. Si l’organisation n’est pas lisible, les clients peuvent chercher plus longtemps et les équipes peuvent réimplanter “à leur façon”.
  5. Ajustez les facings : Répartissez l’espace entre références en tenant compte des ventes et/ou des priorités, puis vérifiez que chaque produit tient physiquement sur l’étagère. Si des produits dépassent ou ne rentrent pas, revoyez la taille des blocs ou remontez l’écart pour corriger les données.
  6. Validez avant déploiement : Quand c’est possible, faites relire par une personne du terrain et une personne côté central pour tester l’applicabilité. Si des contraintes locales bloquent, décidez selon l’organisation ce qui peut être corrigé sur place et ce qui doit être remonté pour mise à jour.
  7. Implantez et contrôlez : Mettez en rayon puis comparez le planogramme à la réalité, idéalement avec un contrôle visuel et une preuve simple comme une photo avant après. Si des écarts reviennent souvent, pilotez une boucle conception-implantation-vérification avec ajustements sur la version suivante.

🚀 Déployer et faire vivre le planogramme, du siège au terrain, avec ou sans logiciel

Les bénéfices attendus sont surtout au rendez-vous lorsque le planogramme est facile d’accès, compris par les équipes et contrôlable en rayon. Dans beaucoup d’organisations, le plan est construit au siège, puis appliqué en magasin avec un degré d’adaptation variable selon les formats et contraintes. En pratique, le distributeur porte souvent le cadre et la standardisation, tandis que la marque peut proposer et accompagner, avec des rôles qui varient selon les accords et l’organisation.

Le déploiement ressemble souvent à un cycle simple, avec une publication d’une version, une appropriation par les équipes, une implantation, puis une vérification et des retours terrain. Pour la diffusion, un support simple peut suffire si votre rayon change peu, par exemple un fichier lisible sur mobile. Pour une organisation plus large, un logiciel de planogramme peut devenir utile pour gérer les versions, décliner par format de magasin et conserver une bibliothèque de mobiliers et de visuels produits.

Selon l’outil et la qualité des données, un logiciel peut faciliter la simulation, le versioning et les mises à jour, sans supprimer les contraintes terrain. La 3D peut aider à mieux visualiser et valider une implantation, notamment quand le rayon est complexe ou quand il faut former et aligner plusieurs interlocuteurs. Elle ne remplace pas un contrôle sur site quand le mobilier diffère ou quand la disponibilité produit impose des ajustements.

💡 La méthode courte pour concevoir un planogramme inclut la définition claire des objectifs, la stabilisation de l'assortiment, la mesure précise du mobilier, et une validation rigoureuse pour assurer une implantation efficace.

❓ FAQ

Est-il difficile de lire un planogramme ?

La lecture est plus ou moins simple selon le format (2D/3D), le niveau de détail et l’habitude des équipes, et gagne à être vérifiée face au mobilier réel. Commencez par repérer le sens de lecture du rayon, les niveaux d’étagères et les facings attendus, puis identifiez les références qui doivent absolument apparaître. Si le plan ne correspond pas aux mesures ou au nombre d’étagères, vous devez l’adapter dans le cadre prévu et/ou signaler l’écart pour correction.

Pourquoi faire un planogramme en 3D ?

Un planogramme 3D peut rendre l’implantation plus lisible et faciliter la validation, à condition que les dimensions du mobilier et des produits soient correctement renseignées. Il est souvent utile quand vous devez arbitrer plusieurs options d’implantation, former des équipes ou expliquer une logique rayon à plusieurs interlocuteurs. Si vos données de base ne sont pas fiables, la 3D peut rester convaincante visuellement tout en étant difficile à exécuter sur le terrain.

Qui sont les utilisateurs du planogramme ?

Les utilisateurs se situent généralement au siège (category management, achats, merchandising) et en magasin (chef de rayon, équipes d’implantation), avec parfois des intervenants côté marque selon les accords. Côté enseigne, le planogramme sert souvent de référentiel réseau, tandis que côté marque il peut appuyer des recommandations et des propositions d’implantation. Selon votre organisation, certaines décisions sont centralisées et d’autres sont laissées au point de vente.

Comment le diffuser et le faire appliquer ?

Pour diffuser, rendez le planogramme trouvable et non ambigu, avec un nom de fichier clair et une version visible, puis partagez-le via un support adapté comme un PDF, un intranet ou une application. Si vous devez outiller ce partage, un intranet de partage de fichiers peut aider à centraliser l’accès et à limiter les doublons. Selon l’organisation, l’application peut être suivie via un contrôle visuel (en rayon, photo, ou audit) et des retours terrain pour ajuster les versions.

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